leo-kouper-rencontre-avec-laffichiste-de-charlie-chaplin

Léo Kouper : rencontre avec l’affichiste de Charlie Chaplin

L’artiste Léo Kouper fait actuellement l’objet d’une exposition à l’Espace Noiret aux Clayes-Sous-Bois jusqu’au 16 octobre. Séfora Nahmani se penche aujourd’hui sur cet illustrateur au nom méconnu mais dont les oeuvres ont fait le tour du monde.

L’illustrateur des films de Charlie Chaplin

A 20 ans, Léo Kouper devient l’élève du célèbre affichiste Hervé Morvan. Pour un projet d’illustration du film « Les Temps Modernes », les producteurs font appel à trois affichistes, dont Hervé Morvan, pour les mettre en concurrence. Refusant par manque de temps (ou par fierté), l’illustrateur envoie donc son assistant Léo Kouper participer à la compétition. Le jeune homme rafle la mise et c’est lui qui deviendra le célèbre illustrateur des films de Charlie Chaplin.

Il a illustré en 1972 « La Ruée vers l’or », « Le Dictateur » ou encore « Les lumières de la ville », Léo Kouper a également fait parlé de lui en 1974 avec « Emmanuelle », film qui a suscité un véritable scandale à l’époque pour ses scènes érotiques.

« Une affiche ne doit pas forcément représenter le film »

Pour Léo Kouper, l’inspiration vient comme une évidence et il ne cherche pas toujours à représenter une scène importante. Chez lui, pas question de règles majeures, de couleurs spécifiques ou d’une géométrie particulière : « L’affiche doit être surprenante, elle doit être simple, s’imposer comme une évidence » glisse l’illustrateur. En conclusion : « une affiche ne doit pas forcément représenter le film mais doit s’imprimer dans la mémoire ».

Un artiste toujours en activité

« Avoir une faim de loup : autres expressions françaises » est le dernier livre de Léo Kouper, sorti en 2012. Mettre les pieds dans le plat, avoir une faim de loup ou avoir la tête dans la Lune, le lecteur retrouve plusieurs expressions françaises mises en scène par le célèbre illustrateur. Vous pouvez aussi croiser une de ses oeuvres pour des affiches de théâtre, les services culturels des villes ou de la publicité car Léo Kouper n’a pas encore abaissé son crayon.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

MENU